Objectifs de l’UNIFA

Afin de favoriser le débat d’idées en Asie du Nord-est, l’UNIFA s’adresse à des chercheurs qui s’intéressent aux études françaises et francophones. Conçue en complémentarité avec la revue régionale de sciences humaines Croisements, elle offre une occasion unique de rencontres à des professeurs et futurs professeurs de français ainsi qu’à des doctorants et enseignants-chercheurs en sciences humaines et sociales.

L’UNIFA se fixe trois objectifs :

1.Réunir les chercheurs et professeurs asiatiques qui partagent la langue française comme langue de travail et de communication
2.Encourager les échanges entre universitaires et intellectuels de la région par le partage de connaissances en études françaises et francophones
3.Faire connaître la pensée française en sciences humaines et sociales en Asie du Nord-est

Organisation

La première Université d’Asie a eu lieu pendant trois jours les 29 et 30 septembre et le 1er octobre 2011 à la Maison franco-japonaise de Tokyo à l’initiative des services culturels de Tokyo, Séoul, Taipei, Pékin et Hong Kong. Elle fut organisée par l’Ambassade de France à Tokyo en association avec la Société Japonaise de Didactique du Français, l’Association Japonaise des Etudes Québécoises et la Maison franco-japonaise, avec l’aide de l’Institut Français, du Ministère des Affaires Etrangères français et de la Délégation Générale du Québec à Tokyo.

Elle prit la forme de tables rondes : conférence des intervenants suivies d’un débat et d’un dialogue avec la salle en langue française. En complément de ces rencontres plénières, des ateliers ont permis aux participants d’échanger sous forme de communications.

Cinq conférenciers ont été invités pour participer aux débats et nourrir la réflexion sur les questions d’«Identités, démocraties, mondialisation » :

•M. Michel Wieviorka, sociologue, directeur d’études à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) et administrateur de la Maison des Sciences de l’Homme (Paris).
•M. Gérard Noiriel, historien, directeur d’études à l’EHESS, pionnier de l’histoire de l’immigration en France, président du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire.
•M. Marcel Detienne, helléniste, anthropologue comparatiste, professeur à l’Université Johns Hopkins (USA), auteur de Comparer l’incomparable et de L’identité nationale, une énigme.
•Mme Micheline Milot, sociologue, professeur à l’Université du Québec à Montréal (invitée par la Délégation générale du Québec à Tokyo), spécialiste des questions de laïcité.
•M. Yoichi Higuchi, constitutionnaliste, membre de l'Académie du Japon, professeur émérite de l'Université de Tokyo, penseur des droits de l’homme et de la citoyenneté.

En complément des rencontres, une conférence de l’écrivain Dany Laferrière, invité par la Délégation générale du Québec à Tokyo, a apporté un éclairage littéraire aux questionnements.

Maxime PIERRE, Attaché de coopération pour le français au Japon
Source : Réseau Asie - Imasie (CNRS/FMSH)

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